Nos ressources

blog

Cybersécurité : passer de 35 outils à quelques plateformes, c’est possible ?

L’évolution des plateformes de cybersécurité facilite aujourd’hui la rationalisation des outils de cybersécurité en entreprise. Si beaucoup se plaignent de l’éparpillement des solutions et cherchent à contenir leur inflation, d’autres y sont encore très attachés pour des raisons de maîtrise technique et d’indépendance. Dans quelle mesure est-ce un bon choix de plateformiser sa cybersécurité et à quoi faire attention quand on décide de faire la bascule ?

Le déclic en entreprise 

La rationalisation des outils de cybersécurité en entreprise est en voie de devenir un sujet majeur. Outre le coût d’exploitation qu’elles engendrent, les trop nombreuses solutions de sécurité unitaires contraignent les équipes à multiplier les formations, se superposent sans toujours améliorer la visibilité et peuvent dissimuler d’importantes failles dans la supervision et les capacités de remédiation.  

Par ailleurs, de nouvelles approches comme le principe zero trust tendent à favoriser des outils et des solutions à large périmètre. Des caractéristiques telles qu’un accès minimum accordé aux utilisateurs, une surveillance continue, une politique de sécurité unifiée entrent en contradiction avec la présence simultanée d’un VPN, d’un proxy, d’un firewall et d’un bastion indépendants les uns des autres.  

« Il faut cependant un déclic pour entamer la réflexion sur la rationalisation des outils de cybersécurité, constate Simon Amiot, Consultant Avant-Vente Cyber chez Stordata. Il peut être interne, en lien par exemple avec l’arrivée des nouvelles générations d’experts cyber, mais des externalités peuvent aussi le déclencher ».  

En effet, l’intelligence artificielle par exemple rebat les cartes du domaine de l’identification des vulnérabilités et de leur remédiation ainsi que des cyberattaques. L’IA accélère de manière considérable la détection des failles, tant du côté des entreprises que des assaillants. Les moins agiles cependant restent les entreprises qui continuent de siloter leur cybersécurité avec des outils et des équipes qui ne communiquent pas assez, ce qui détériore le taux de remédiation et accentue les incidents dont la presse se fait l’écho désormais quotidiennement.  

 

Le marché sait s’adapter 

Le constat des organisations se dessine : les solutions trop segmentées sont dépassées. Mais le marché n’a pas attendu l’impasse et s’est adapté relativement vite à ces évolutions. Les grandes entreprises du secteur ont déjà toutes ajouté un ou plusieurs pure players à leur catalogue de solutions intégrées et l’IA ne fait évidemment pas exception. Elles nouent également des alliances stratégiques pour fournir des solutions automatisées et intégrées de détection des menaces et de réaction aux incidents, couvrant ainsi, pour certaines, un vaste périmètre unifié du réseau aux terminaux.  

« Stordata travaille avec la plateforme de endpoints management Tanium depuis des années. Nous l’avons justement choisie pour son positionnement historique d’identification des vulnérabilités et de remédiation. »  
Tanium n’est ni un scanner de vulnérabilité ni une solution de patch management. C’est une plateforme d’une grande versatilité, opérant sur de multiples cas d’usage portant sur les serveurs et les postes de travail. Elle remplace à elle seule beaucoup d’outils isolés et par nature accompagne la gouvernance cybersécurité unifiée à laquelle toutes les entreprises sont invitées.  

 

Définition du périmètre et choix d’entreprise 

Le choix de ses plateformes de cybersécurité, dicté par l’objectif de réduire le parc d’outils cyber, reste toutefois à faire. Doit-on opter pour un découpage par grands blocs composant le SI (endpoints, réseau, cloud, assets exposés, etc.) ou bien plutôt par fonctions, par processus de cybersécurité ? Ce pourrait être une voie intéressante mais il s’avère que l’expertise demeure toujours plus forte quand l’effort de cybersécurité est confié au responsable d’un bloc du système. Ainsi, le responsable postes de travail saura mieux appréhender tous les sujets touchant aux endpoints, même de cybersécurité, qu’un professionnel de la gestion des vulnérabilités qui restera généraliste.  

« La cybersécurité par grands blocs du SI est plus efficace. C’est le choix que nous faisons, à la fois pour Stordata et pour nos clients dans la sélection de nos partenaires. Mêmes les plus grandes organisations sont soumises à cette réalité incontournable, personne n’est expert en tout. Google, typiquement, a préféré prendre le spécialiste Wiz Cloud Security dans son giron plutôt que de poursuivre le développement de sa propre solution de cybersécurité du cloud », illustre par cet exemple Simon Amiot.  

La plateformisation de la cybersécurité peut faire peser un risque de dépendance qu’il ne faut pas négliger. Certaines plateformes sont en effet aujourd’hui en mesure de couvrir plus de la moitié des composants d’un système d’information. Opter pour un découpage par grands domaines du SI permet de se prémunir d’une trop forte concentration tout en réduisant fortement le nombre d’outils. Par ailleurs, peut-on parler de dépendance s’il existe la possibilité de quitter son fournisseur facilement ? C’est le cas par exemple avec la plateforme SASE (Secure Access Service Edge), une architecture globale de sécurisation des accès s’appuyant sur des protocoles standards et internationaux que tous les grands acteurs réseau ont adoptée.  

 

L’évolution du marché de la cybersécurité vers une concentration des acteurs est tout à fait notable, accélère fortement et en un sens, soutient la stratégie de rationalisation des entreprises volontaires. Le secteur toutefois est encore assez riche de candidats pour que le choix demeure complexe. Stordata accompagne les entreprises dans cette bascule progressive, entre prérequis (dépendances, usages à venir) et définition de l’architecture idéale.